Quelle longueur pour un livret d'accueil ?
On ne compte pas les pages d'un livret. On compte les secondes qu'il faut pour y trouver le code du portail.
La bonne longueur d'un livret d'accueil se mesure en secondes : le voyageur doit trouver le wifi et le code d'arrivée en moins de dix. Six à huit rubriques suffisent presque toujours.
On pose souvent la question en pages. C'est la mauvaise unité : personne ne lit un livret d'accueil du début à la fin. On y va chercher une chose précise, à un moment précis.
Combien de rubriques, alors ?
Six à huit. Au-delà, la liste devient une table des matières, et une table des matières se parcourt au lieu de se lire. En dessous, il manque toujours quelque chose.
- L'arrivée
- Le wifi
- La maison et ses appareils
- Autour de vous
- Les numéros utiles
- Le départ
Six lignes, et l'essentiel d'un séjour tient dedans. Ajoutez-en une ou deux si votre maison a une piscine, un poêle à bois, un portail compliqué.
Et à l'intérieur d'une rubrique ?
Deux à cinq phrases. Si vous dépassez, c'est presque toujours qu'il y a deux sujets mélangés : séparez-les.
Poubelles : bacs au bout de l'allée, ramassage le mardi matin. Le tri part dans le bac jaune.
Un livret trop court, ça existe ?
Oui, et il se repère à ses conséquences : vous recevez toujours les mêmes questions. Un livret qui ne dit pas où se garer produit un message par séjour sur le stationnement. Le sujet est traité dans les questions qui reviennent.
La règle tient en une phrase : tout ce qu'on vous a demandé deux fois doit y être.
Comment couper sans rien perdre
Trois coupes qui marchent presque toujours :
- Les phrases d'introduction. « Afin de rendre votre séjour agréable, nous vous invitons à prendre connaissance des informations suivantes. » Elle ne dit rien. Coupez.
- Ce qui se voit. Décrire la disposition du salon quand le voyageur y est assis.
- Les modes d'emploi recopiés. Trois lignes du fabricant remplacées par « lave-vaisselle : pastille dans la trappe, programme 2 ».
La longueur n'est pas le vrai sujet
L'ordre l'est. Un livret de vingt rubriques rangées dans l'ordre du séjour se traverse mieux qu'un livret de six rubriques rangées au hasard. Le voyageur arrive, entre, cherche le wifi, fait tourner une machine, sort manger, repart. Rangez comme ça, et la longueur cesse d'être un problème.
Le livret d'un studio et celui d'un mas
Un studio en ville tient en une page : l'arrivée, le wifi, deux appareils, le départ. Une grande maison a besoin de plus, mais pas de dix fois plus. Elle a surtout besoin d'être rangée par pièce, parce que le voyageur y cherche « la cuisine » avant de chercher « le four ».
La différence entre les deux n'est pas la quantité de texte. C'est le nombre d'endroits où une question peut se poser.
Ce que la longueur coûte vraiment
Un livret long n'est pas seulement pénible à lire. Il est pénible à tenir à jour, et un livret qui n'est plus à jour perd la confiance du voyageur au premier détail faux. Trois pages exactes valent mieux que huit pages dont deux datent d'avant-hier.
C'est la même logique que pour vos adresses autour de la maison : cinq adresses vérifiées battent trente adresses recopiées.
Faut-il un livret différent selon la saison ?
Rarement deux livrets. En revanche, deux ou trois lignes changent vraiment d'une saison à l'autre : le chauffage en hiver, la piscine en été, les commerces qui ferment hors saison. Sur un livret numérique, ça se modifie en deux minutes ; sur du papier, ça oblige à écrire des phrases vagues qui ne servent personne.
Une bonne habitude : relire le livret deux fois par an, avant la haute saison et après. Vingt minutes, et il reste juste.
C'est d'ailleurs la première chose que fait l'éditeur de Booky : il propose les rubriques dans cet ordre-là, et vous enlevez celles qui ne servent pas chez vous. Pour le contenu de chacune, voyez que mettre dans un livret d'accueil.
— l'équipe Booky
Les questions qu'on nous pose
Un livret d'accueil de deux pages, c'est trop court ?
Pas si les deux pages portent l'arrivée, le wifi, les appareils et le départ. Un livret court et juste vaut mieux qu'un livret long et vague.
Faut-il un sommaire ?
Sur un livret numérique, les rubriques font office de sommaire. Sur du papier au-delà de quatre pages, oui.
Peut-on tout mettre sur une seule page ?
Pour un studio, souvent oui. Une page bien rangée bat six pages qu'on feuillette.