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Que mettre dans un livret d'accueil ?

La liste courte de ce que vos voyageurs cherchent vraiment, dans l'ordre où ils en ont besoin.

Un livret d'accueil contient cinq choses, dans cet ordre : le wifi, l'arrivée, la maison pièce par pièce, deux ou trois adresses autour, et le départ. Tout le reste est du confort.

Un petit panneau de bois « welcome » posé devant une théière en fonte et des roses séchées
Le mot d'accueil compte. Le code du portail compte plus.

Un livret d'accueil n'est pas un roman. C'est une liste bien rangée de ce qu'on vous demande à chaque séjour, et la vôtre existe déjà : ce sont les messages que vous recevez depuis des années.

Cette page traite du contenu. Pour l'ensemble (la forme, le support, la mise à jour), voyez le guide du livret d'accueil.

Par quoi commencer ?

Le wifi d'abord. Le nom du réseau et le code, écrits tels quels, sans commentaire autour. Puis l'arrivée : le code du portail, la boîte à clés, l'étage. Vos voyageurs lisent ça debout, une valise à la main, parfois sous la pluie. Chaque mot en trop se paie.

Boîte grise à droite du portail, code 4471.

Une ligne d'un livret. C'est tout ce qu'il faut.

Si vous ne deviez écrire que deux lignes, ce seraient celles-là. Le reste peut attendre le lendemain matin, autour d'un café. La façon d'écrire ces deux lignes-là est détaillée dans les instructions d'arrivée en autonomie.

Que faut-il dire sur la maison ?

Pièce par pièce, et seulement ce qui ne se devine pas. La machine à laver et le programme qui marche. Le chauffage, s'il a son caractère. La plaque qui chauffe fort à gauche et à peine à droite.

Écrivez comme vous le diriez de vive voix. « Coton 40°, deuxième bouton » rend plus service qu'un mode d'emploi recopié du fabricant. Personne ne lit un mode d'emploi en vacances.

  • Le wifi : le nom du réseau, le code, et où se trouve la box si elle doit être redémarrée
  • Les machines : le programme qui marche, pas la notice
  • Le chauffage : où est le thermostat, et ce à quoi il vaut mieux ne pas toucher
  • Les poubelles : le jour de ramassage, et où sont les bacs
  • Le parking : où se garer vraiment, pas où c'est théoriquement autorisé

Chacun de ces points mérite deux phrases, pas deux paragraphes. Si vous hésitez, gardez la version courte : on pourra toujours l'allonger après le premier voyageur qui bute dessus. Pour les appareils compliqués, voyez comment expliquer les machines de la maison.

Faut-il parler des alentours ?

Oui, mais pas en guide touristique. La boulangerie qui ouvre tôt, le marché du mercredi matin, la table où il vaut mieux réserver la veille. Deux ou trois adresses vraiment à vous valent mieux qu'une page recopiée d'un office de tourisme.

C'est souvent la partie que vos voyageurs citent dans leurs avis. Ils ne se souviennent pas du code wifi ; ils se souviennent du restaurant que vous leur avez indiqué.

Que met-on sur le départ ?

L'heure, où laisser les clés, ce qu'on fait des draps et de la vaisselle. Personne n'aime chercher ça le dernier matin, valises faites. Mettez-le en dernier, là où on l'attend, et écrivez-le sans raideur : c'est la dernière chose qu'ils liront de vous.

Ce qu'on ne met pas

La liste des interdits en première page. Les photos du salon, alors que vos voyageurs sont assis dedans. Votre biographie. Et, si votre livret est imprimé, tout ce qui change deux fois par an : dans ce cas-là, le numérique tient mieux la distance.

Une question qui revient malgré tout n'est pas le signe d'un voyageur distrait. C'est une information mal placée. Remontez-la d'un cran, elle disparaîtra.

Dans quel ordre ranger tout ça ?

Dans l'ordre du séjour, pas par thème. Le voyageur arrive, entre, cherche le wifi, fait tourner une machine, sort dîner, repart. Un livret rangé comme ça se traverse sans y penser ; un livret rangé par catégorie oblige à chercher.

C'est aussi le meilleur moyen de couper court : si une rubrique ne correspond à aucun moment du séjour, elle n'a probablement rien à faire là.

Faut-il tout écrire d'un coup ?

Non, et c'est même la meilleure façon de ne jamais commencer. Écrivez l'arrivée et le wifi ce soir, mettez le livret en service, et complétez au fil des questions reçues. Un livret de deux rubriques qui existe rend plus service qu'un livret parfait qui attend un week-end libre.

Sur le format à viser une fois qu'il est complet, voyez quelle longueur pour un livret d'accueil.

Vous pouvez créer votre livret et voir ce que ça donne avant d'avoir écrit une ligne définitive.

— l'équipe Booky

Les questions qu'on nous pose

Un livret d'accueil est-il obligatoire ?

Non. Aucun texte ne l'impose pour une location de vacances. Il se répand parce qu'il évite les messages, pas parce qu'il est exigé.

Combien de temps faut-il pour en écrire un ?

Une soirée, si vous partez de vos messages passés. La liste de ce qu'on vous demande est déjà écrite dans votre téléphone.

Faut-il le traduire ?

Si vous recevez des voyageurs étrangers, oui, au moins pour l'arrivée et le wifi. Un livret numérique se traduit sans réimprimer quoi que ce soit.

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