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Le livret d'accueil, de la première ligne au départ

Tout ce qu'il faut savoir pour écrire le livret d'accueil de votre logement, et les articles qui creusent chaque point.

Un livret d'accueil de location saisonnière rassemble ce que le voyageur doit savoir pour se débrouiller seul : entrer, se connecter, faire marcher la maison, sortir manger, repartir. Ce guide dit quoi écrire, dans quel ordre, et sous quelle forme.

Une longère aux volets vert-de-gris, ses rosiers en fleur le long de la façade
Une maison bien expliquée se visite comme si on y était déjà venu.

C'est le document que tout le monde bricole et que personne ne vous apprend à faire. Voici la version complète, avec les liens vers le détail de chaque point.

À quoi sert vraiment un livret d'accueil ?

À ce que le voyageur n'ait pas besoin de vous. Ce n'est pas une brochure de présentation, ce n'est pas un règlement intérieur : c'est le mode d'emploi d'une maison qu'on ne connaît pas, écrit par quelqu'un qui la connaît.

Le test est simple. Si la même question revient à chaque séjour, le livret ne fait pas son travail, et ce n'est jamais la faute du voyageur. C'est ce que raconte pourquoi les voyageurs posent toujours les mêmes questions.

Que met-on dedans ?

Cinq blocs, dans l'ordre du séjour, et rien de plus :

  • L'arrivée : le stationnement, le portail, la clé, la porte
  • Le wifi : le nom du réseau et le code, en gros
  • La maison : les appareils, le chauffage, les poubelles
  • Autour : deux ou trois adresses qui sont vraiment les vôtres
  • Le départ : l'heure, les clés, ce qu'on fait des draps

Le détail de chaque bloc est dans que mettre dans un livret d'accueil. Et si vous vous demandez jusqu'où aller, quelle longueur pour un livret d'accueil donne la mesure : six à huit rubriques, deux à cinq phrases chacune.

Papier, numérique, ou les deux ?

Les deux, avec un partage clair. Le papier se voit et marche sans réseau ; le numérique se corrige en deux minutes et se traduit. Ce qui fonctionne : un petit support imprimé qui mène au livret numérique, et un livret numérique qui porte tout le contenu.

Tout est dans le livret : scannez ce code. Le wifi, l'arrivée, la maison, nos adresses.

Une carte posée dans l'entrée. Elle ne dit rien de plus, et elle ne périme jamais.

La comparaison complète est dans livret d'accueil papier ou numérique, et ce qu'on imprime vraiment dans que met-on sur une carte d'accueil.

Comment on l'écrit

Comme vous le diriez de vive voix. « Coton 40°, deuxième bouton » rend plus service qu'un mode d'emploi recopié du fabricant, et « la boîte grise à droite du portail » vaut mieux que « la boîte à clés habituelle ».

Trois principes tiennent tout le reste :

  • Un geste, pas une caractéristique. On décrit ce qu'il faut faire, pas ce que l'appareil sait faire.
  • Un repère qu'on voit. Une couleur, un arbre, un numéro peint, jamais « la troisième porte après le virage ».
  • Une raison quand on demande quelque chose. « Les poubelles, parce que le ramassage est le mardi » passe ; « merci de sortir les poubelles » passe moins bien.

Le premier paragraphe mérite un soin particulier : c'est le message de bienvenue, et c'est la seule partie que tout le monde lit.

Le QR code, en pratique

Un livret numérique s'ouvre en scannant un carré imprimé. Trois questions se posent, et elles ont chacune une réponse courte.

Où le poser ? Là où le voyageur pose ses valises : l'entrée, le plan de travail. Un second près de la box, pour la question du wifi. Le détail est dans où mettre le QR code dans le logement.

Faut-il en mettre partout ? Non. Deux exemplaires du même code suffisent presque toujours, et un code par pièce se retourne contre vous.

Et ceux qui ne savent pas scanner ? Une phrase à côté du carré, et l'adresse écrite en toutes lettres dessous. Comment expliquer un QR code à un voyageur donne la formulation exacte.

L'arrivée, la partie qui compte le plus

C'est le moment le plus fragile du séjour : le voyageur ne connaît rien, il est fatigué, et il est souvent seul devant une porte fermée. Une instruction floue à cet instant-là coûte un appel, parfois une mauvaise note.

Numérotez les étapes dans l'ordre du trajet, donnez un repère visible à chacune, ajoutez une photo de la porte. Tout est détaillé dans les instructions d'arrivée en autonomie, et le cas particulier de la boîte à clés (avec la phrase que presque personne n'écrit) dans comment expliquer une boîte à clés.

Le départ, qu'on écrit toujours trop sec

Cinq lignes suffisent : l'heure, les clés, les draps, les poubelles, la porte. Le reste relève du ménage que vous facturez, et le demander en plus se voit dans les avis. La bonne façon de le dire est dans quelles consignes de départ écrire.

C'est aussi le bon endroit pour glisser une demande d'avis, une fois, sans insister : voyez comment demander un avis à ses voyageurs.

Le tenir à jour, sinon rien

Un livret faux est pire qu'un livret absent : le voyageur essaie le code, ça ne marche pas, et il vous écrit en pensant que quelque chose est en panne. Deux habitudes suffisent.

La première : chaque fois qu'une information change (un code, une box, un commerce qui ferme), on la corrige le jour même. La seconde : une relecture complète avant la saison, sur trois points seulement, les codes, les commerces, les équipements remplacés dans l'année.

Sur plusieurs maisons, cette discipline devient la moitié du travail : comment gérer les livrets de plusieurs logements explique ce qui se partage et ce qui ne se partage jamais.

Par où commencer ce soir

Ouvrez vos messages des douze derniers mois et relevez les questions reçues. Vous y trouverez votre plan tout fait, dans l'ordre, avec les mots de vos voyageurs. Écrivez l'arrivée et le wifi, mettez le livret en service, complétez au fil des séjours.

Un livret de deux rubriques qui existe rend plus service qu'un livret parfait qui attend un week-end libre. Vous pouvez en créer un et voir ce que ça donne avant d'avoir écrit une ligne définitive.

— l'équipe Booky

Les questions qu'on nous pose

Un livret d'accueil est-il obligatoire pour une location saisonnière ?

Non. Aucun texte ne l'impose. Il se répand parce qu'il évite les messages et rassure les voyageurs, pas parce qu'il est exigé.

Combien de temps faut-il pour écrire son premier livret ?

Une soirée si vous partez de vos messages passés : la liste de ce qu'on vous demande est déjà écrite dans votre téléphone.

Faut-il le traduire ?

Si vous recevez des voyageurs étrangers, oui, en commençant par l'arrivée et le wifi. Un livret numérique se traduit sans rien réimprimer.

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